mars 2, 2013
La Porte du Paradis, la gifle.

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Allez aussi vous prendre une gifle.

C’est ressorti cette semaine en salles.

C’est d’une beauté et d’une puissance fascinante.

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Avec: Kris Kristofferson, Christopher Walken, John Hurt, Sam Waterston, Brad Dourif, Isabelle Huppert, Joseph Cotten, Jeff Bridges…
Réalisation: Michaël Cimino
Photographie: Vilmos Zsigmond
Sortie:19 Novembre 1980 (USA)

novembre 19, 2012
Bientôt ici.

Comtesse aux Pieds Nus

avril 25, 2012
L’Écume des Jours, les automobiles mutantes

Gondry

Gondry

Une fois n’est pas coutume, un billet sur un film en préparation.

Nos amis du Blenheim Gang ont déniché dans les rues de Paris ces curieuses expérimentations automobiles. Des “monstres” comme un Renault Espace hybridé avec une Peugeot 605 et une Opel Kadett ou une 4L croisée avec une Renault 6 et une Citrën Ami 6.

Plus d’images et d’autos bizarres ici.

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Scénario d’après le roman de Boris Vian
Colin: Romain Duris
Chloé: Audrey Tautou
Réalisation: Michel Gondry
Direction Artistique: Stéphane Rosenbaum
Sortie: 2013

2:12pm  |   URL: http://tmblr.co/ZTUUMyKI88GJ
Classé dans: cinema movie 
avril 11, 2012
La Bataille d’Alger, la guillotine

La Bataille d'Alger

La Bataille d'Alger

La Bataille d'Alger

La Bataille d'Alger

La Bataille d'Alger

guillotine [gijɔtin] n.f.: instrument qui servit à décapiter les condamnés à mort par la chûte d’un couperet qui glisse entre deux montants verticaux. Machine de conception française, inspirée d’anciens modèles de machines à décollation, elle fut utilisée en France pour l’application officielle de la peine de mort par décapitation, puis dans certains cantons de Suisse, en Suède, en Belgique et en Allemagne. En France, la guillotine fut remisée définitivement après l’abolition de la peine de mort.

“Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil, et vous ne souffrez point.” aurait dit le Docteur Joseph Ignace Guillotin.
La machine, elle, s’appela d’abord Louison, du nom de son metteur au point, Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie. Un instrument de mort inventé et mis au point par des médecins; elle devait supprimer les souffrances en plus d’être un outil égalitaire de l’application de la peine de mort. Auparavant, le type d’exécution dépendait du forfait et du rang social du condamné: la décapitation au sabre était plutôt réservée à l’aristocrate; le peuple avait -quant à lui- droit à la décollation à la hache, l’écartèlement, le bûcher, la pendaison, la bouillie… difficile donc de dire que c’était mieux avant.
Guillotin, qui rêvait d’un futur dans lequel la peine capitale serait finalement abolie, l’appelait «la tâche involontaire de sa vie» et on peut être certain qu’en 1792, il ne pouvait imaginer que sa machine serait encore utilisée presque deux siècles plus tard dans un autre contexte révolutionnaire, de l’autre côté de la Méditerranée.

Acteur central de La Bataille d’Alger, Ammar Ali est -pour l’état civil- “analphabète, manoeuvre, maçon, boxeur, actuellement sans travail, insoumis au service militaire, condamné à l’âge de douze ans par le Tribunal pour mineurs d’Alger à un an de maison de redressement pour acte de vandalisme, puis à deux ans par le Tribunal pour Mineurs d’Oran pour désordre public et enfin à huit mois de prison pour outrages à agent”. Aussi surnommé Ali-La-Pointe, il est un peu souteneur et joue au bonneteau dans les rues d’Alger. Une partie, un coup de sifflet, la fuite, une bagarre, l’arrestation qui s’ensuit…et la prison pour deux années supplémentaires: histoire banale, trajectoire du délit au crime déjà connue d’avance. Mauvaise graîne.
Dans la cour de la Prison Barberousse trône la guillotine. Ici sont enfermés détenus de droit commun et détenus politiques, partisans de la lutte pour les droits des autochtones d’Algérie. Les idées du Front de Libération Nationale sont fluides et prégnantes, un grondement devient de plus en plus persistant.
La caméra filme le chemin d’un condamné qui parcourt la prison pour rejoindre l’échafaud; il crie, appelle les prisonniers à la rébellion. Puis la caméra devient subjective, captant ce que voit le personnage d’Ali-La-Pointe depuis la lucarne de sa cellule: la traversée de la cour, les bourreaux qui saisissent le condamné et l’exécution. La violence du son du couperet qui glisse entre les rails et s’arrête net.
La machine à exécuter révèle l’emprise française sur le territoire algérien; Gillo Pontecorvo en fait aussi celle par qui la nécessité révolutionnaire apparaît à Ali-La-Pointe et d’une certaine manière le déclencheur de son engagement dans la bataille d’Alger.


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Ali la Pointe: Brahim Haggiag
Colonel Mathieu (Colonel Bigeard): Jean Martin
Djafar (Chef de la Zone Autonome d’Alger): Yacef Saadi
Réalisation: Gillo Pontecorvo
Photographie: Marcello Gatti et Tonino Delli Colli
Sortie: 3 septembre 1966 (Projection au Festival de Venise - reçoit le Lion d’Or)

{source wiki} Initialement interdit en France, diffusé brièvement en 1970 mais retiré des écrans sous la pression de manifestations d’extrême-droite, le film attendit 1971 pour sortir normalement. Le film resta censuré en France, jusqu’en 2004, car considéré comme un film de propagande, brisant des tabous sur le comportement militaire français au cours de ce qui ne s’est longtemps appelé en France que de simples événements, et s’attaquant à des traumatismes alors récents. Le film fut tourné trois ans après l’indépendance de l’Algérie.

avril 9, 2012
Prometheus, les objets marronniers de la SF

Prometheus regorge d’objets éternels de la science-fiction et cela n’est pas forcément une critique, chaque équipe artistique les déclinant de manière originale. De plus, on ne pourra vraiment accuser Ridley Scott de plagiat, lui qui est à l’origine de deux oeuvres mémorables et fondatrices du genre au cinéma.


Voici un inventaire non exhaustif d’objets du futur. On notera que certains de ces objets qui semblaient totalement futuristes il y a encore quelques années sont déjà réalité ou au moins au stade de prototype avancé dans les labos de recherche…

La sonde volante, le drone d’exploration.

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L’affichage par hologramme, l’écran sans limites spatiales.

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Les interfaces gestuelles, le corps aux commandes.

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Le robot-valet humanoïde, Dr. Jekyll ET Mr. Hyde.

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La cabine à sommeil artificiel, endormissement prolongé pour voyage au long cours.

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La liseuse de rêves, le fantasme freudien.

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La porte à ouverture en diaphragme, la cinématique de l’espace.

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Le camion d’exploration à 8 roues, le tout-terrain ultime inspiré des véhicules militaires.

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La machine à opérer, le robot-chirurgien programmable.

prometheus

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On pourra aussi citer, parmi tant d’autres: la machine à synthétiser des aliments (le robot-Chef), le pistolet laser, le casque à réalité augmentée…

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Réalisation: Ridley Scott
Direction Artistique: Alex Cameron, Anthony Caron-Delion, Peter Dorme & Paul Inglis
Sortie: 30 mai 2012 (France)

février 6, 2012
Dubaï Flamingo, la berline de luxe

Dubaï Flamingo

Dubaï Flamingo

Dubaï Flamingo

Dubaï Flamingo

Dubaï Flamingo

berline de luxe [bε ʀlin][də][lyks] loc: automobile fermée par un toit rigide fixe, avec un pare-brise fixe, quatre portes latérales et quatre fenêtres latérales. Le nombre de places d’une berline est au minimum de quatre. De longueur généralement supérieure à cinq mètres, elle offre un généreux espace aux passagers arrière et sert autant à assurer le standing de son propriétaire que celui de son constructeur.

Le plus souvent, elle est noire ou grise; à l’intérieur, un coloris sombre ou un ton crème de bon aloi. Des lignes classiques: un long capot, un habitacle et une malle-coffre. Et un peu de bois, parce qu’on a le droit. Transport feutré du grand-bourgeois, la berline haut-de-gamme se doit d’incarner le bon goût…elle est volupté, discrétion et délicate affirmation de puissance.

Dynamiter ce monument d’ennui n’est pas affaire courante. Bien souvent ceux qui s’adonnent au travestissement de la berline de luxe ne le font qu’avec des codes connus et acceptés (la plupart du temps ceux du sport automobile) et le résultat est -dans son style- finalement aussi académique que la pièce d’origine. Le cinéma a également du mal a en faire autre chose que l’accessoire premier degré des hommes et femmes d’argent.

Exception donc que cette Audi A8 immatriculée DUBAI XXXXX qui parcourt Dubaï Flamingo. À l’image de sa conductrice en quête d’un cimetière pour enterrer son loup des steppes, l’auto est devenue comète. De nuit, elle file dans l’espace, illuminée pareille à l’Enterprise de Star Trek ou la moto de Tron. De jour, le bleu de sa carrosserie la fait appartenir au ciel du désertique émirat. Crime ultime, elle est revêtue sur ses flancs et capot de mosaïques à reflets polarisés et a été dépouillée de son blason d’origine. Affranchie, la berline de luxe protocolaire s’est muée en vaisseau pour voyages au long cours. Enfin libre.

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Jackie: Vanessa Paradis
Vincent: Sergi López
Livia: Florence Thomassin
Réalisation: Delphine Kreuter
Direction Artistique: Fabrice Lorrain
Photographie: David Morille
Sortie: 18 janvier 2012 (France)

janvier 23, 2012
Terminator 2, la mini moto

terminator 2

terminator 2

terminator 2

terminator 2

terminator 2

motocyclette [mɔtɔsiklεt] n.f.: véhicule motorisé à deux roues monotraces (les roues sont l’une derrière l’autre). Le pilote y est assis à califourchon, les mains tiennent le guidon et les pieds sont sur des repose-pieds. Un passager peut se tenir derrière le pilote. Également appelée par son apocope moto.

Pas de casque, flics à la poursuite, passants qui crient au loup, caddies de supermarché qui tremblent … non homologuée pour la route, ne possédant ni feux ni phare, légère, maniable et débridée, la mini-moto a son imaginaire: ghetto blaster et banlieues, des quartiers pavillonnaires de L.A. aux barres de Villiers-le-Bel.
Les rues sont prises à sens interdit; ça slalome et tutoie la faucheuse. Un “sauvageon” à son guidon, elle incarne à la fois le bruit et l’odeur: pneus qui crissent, pot d’échappement hurlant et doux fumet de mélange deux-temps dans l’air. Insoumission.

John Connor, dix ans, une mère internée et un présent tourmenté, pirate les distributeurs automatiques pour se faire de l’argent de poche et passer du temps à la salle d’arcade du centre commercial. Lorsqu’il s’agit de doter ce “gosse à problèmes” des années 90 d’un véhicule, le choix semble tout indiqué.
Coursé par un Terminator T-1000, machine tueuse envoyée du futur pour l’empêcher de devenir le héros de la résistance humaine des années 2020, John ne pourra être vraiment sauvé que par le gentil Terminator T-800 surgissant également du futur au guidon de sa Harley Fat Boy. Passage de relai: la Harley, c’est la grande-soeur spirituelle de la mini-cross, étendard de la rébellion, de l’adolescence éternelle des Hells Angels et -ce qui n’est sans doute pas pour déplaire à Hollywood- de l’Amérique fière et salvatrice.


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Le Terminator T-800 Modèle 101: Arnold Schwarzenegger
John Connor: Edward Furlong
Le Terminator T-1000: Robert Patrick
Réalisation: James Cameron
Photographie: Adam Greenberg
Sortie: 3 juillet 1991 (USA)

octobre 24, 2011
Fric-Frac, le fric-frac

fric frac

fric frac

fric frac

fric-frac [fʀikfʀak] n.m.: (argot) effraction, cambriolage, cassage de porte, vol avec effraction, fait de forcer (une porte, une serrure…) ; faire effraction ; par ext. voleur, cambrioleur.

Ouais, c’est pas un objet.
Le fric-frac, ça sonne comme le cliquetis d’un coffre qu’on ouvre ou d’un verrou qu’on fait sauter; ça sent les combines: dés pipés et affaires louches en marge de l’hippodrome. Quand on prononce le mot, on entend déjà presque le son des menottes qui s’entrechoquent.
”Fric-frac”, ça vient de la langue des affranchis. De Saint-Ouen à Clichy, de Pigalle à Barbès; c’est pas vraiment fait pour être compris par les caves.

L’homme de Loulou est au gnouf et elle a besoin d’oseille, “ça s’ferait pas” de le laisser croûter à l’ordinaire.
LE fric-frac qui donne son nom au film, c’est celui du coffre du bijoutier Mercandieux: avec Jo, l’associé de son mec, Loulou a rencontré par hasard Marcel, gentil pigeon employé de l’orfèvre. Le naïf roucouleur, amoureux transi de Loulou, ne comprend pas l’argot ni le javanais. Cheval de Troie idéal. Marcel, c’est l’homme sensé représenter la classe moyenne, le bon peuple gentil: bien comme il faut et qui veut pas déranger. Il est comme on lui a dit d’être, Marcel; il ne se pose pas trop de questions.
Enfin, il ne s’en posait pas trop avant de voir Loulou; sa voie était tracée: épouser la fille de Mercandieux, filer droit et passer du statut de pas-grand-chose à celui de bourgeois installé. À l’exact opposé de ceux qui vivent de tout, de rien et n’ont pas de profession officielle. Ça va le mettre dedans, Marcel, de fréquenter les infréquentables: bringuebaler les convictions qu’on lui a données, le pousser à visiter un panier à salade, l’impliquer dans un casse…et penser. Un peu.

{EXTRAIT}

Marcel: Je ne sais pas si vous êtes des voleurs mais ce que vous avez fait, je connais bien des honnêtes gens qui ne l’auraient pas fait.

Jo: Les honnêtes gens, c’est du bidon, ça n’existe pas! Et je vais vous le prouver…T’en connais toi des honnêtes gens?

Marcel: Il me semble oui…

Jo: Et bien cherche un peu pour voir…Et toi t’es honnête?

Marcel: Je crois oui.

Jo: T’es jamais monté en première dans le métro avec un ticket de seconde?

Marcel: Euh…quand il y a foule…

Jo: T’as la radio chez toi?
Marcel: Oui.

Jo: Tu l’as déclarée?

Marcel: Je m’en sers presque jamais.

Jo: Bon ben voilà, t’es un voleur. On est tous des voleurs. Y’ en a pas un qui essaie pas d’empiler le voisin ou le gouvernement si ça se trouve. Pas un!
.. Seulement, nous, les vrais, les réguliers, on le fait ouvertement, c’est notre profession par le fait.
Les autres, ils ont peur de s’mouiller tu comprends, alors ils prennent des métiers pour la frime…
Mais c’est encore nous les moins coquins vu que nous on fauche jamais rien à un mec qu’on connaît.


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Jo “les bras coupés”: Michel Simon
Marcel: Fernandel
Loulou: Arletty
Réalisation: Maurice Lehmann & Claude Autant-Lara
Photographie: Louis Née, Armand Thirard, Roger Arrignon, Roger Fellous
Sortie: 15 juin 1939 (France)

août 17, 2011
Woody et les robots, l’agriculture future

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Agriculture [agʀikylty:ʀ] n.f.: processus par lequel les hommes aménagent leurs écosystèmes pour satisfaire les besoins de leurs sociétés. Elle désigne l’ensemble des savoir-faire et activités ayant pour objet la culture des terres, et, plus généralement, l’ensemble des travaux sur le milieu naturel (pas seulement terrestre) permettant de cultiver et prélever des êtres vivants (végétaux, animaux, voire champignons ou microbes) utiles à l’être humain.

À priori, Nous n’avons encore rien vu des vraies possibilités de la puissance des engrais ou des modifications génétiques. Woody Allen pousse à l’extrême l’avenir de l’agriculture productiviste et sa transformation de la nature.

Quand la SF passe à table , une page à découvrir au sein du dossier consacré à l’avenir de l’alimentation paru dans le #4 de la revue Usbek & Rica.

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Réalisation: Woody Allen
Sortie: 17 décembre 1973 (USA)

mai 4, 2011
Je veux seulement que vous m’aimiez, le bouquet de fleurs

je veux seulement que vous m'aimiez

je veux seulement que vous m'aimiez

je veux seulement que vous m'aimiez


bouquet [bukε] n.m.: assemblage de fleurs généralement réunies en faisceau de façon à composer une harmonie de formes, de couleurs, de parfums.

“J’ai pensé à toi.”

“Je t’aime.”

“Aime-moi.”

“Erika?”

“Je ne savais pas quoi apporter…”

“Excuse-moi.”

“Tiens…”

“Bon anniversaire.”

“Maman? Maman?”

“Je suis un gentil garçon.”

“Regarde moi.”

“…”

Et puis dire d’autres choses encore…c’est ce dont Peter rêve en offrant ces bouquets aux femmes qui l’entourent. Parler est plus compliqué; l’univers est sourd, les années 70 munichoises sont laborieuses et à pleurer de grisaille; la consommation est étouffante, la famille aussi.

Quand les fleurs parleront-elles enfin?..

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Peter: Vitus Zeplichal
Erika: Elke Aberle
Réalisation: Rainer Werner Fassbinder
Photographie: Michael Ballhaus
Sortie: 23 Mars 1976 (télévision, RFA)

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